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Le grand retour des bouchons de liège

Plusieurs pays du Nouveau Monde, adeptes des capsules, ont fortement accru leurs achats de bouchons de liège. Oeneo espère profiter de la tendance.


Le vent tourne dans la bataille entre les bouchons de liège, de plastique et les capsules. Après avoir conquis en quelques années un tiers du marché mondial du bouchage du vin au détriment du liège, les producteurs de bouchons de plastique ou de capsules à vis commencent à perdre du terrain. Le portugais Amorim, leader mondial du bouchon, et son concurrent français Oeneo se frottent les mains. Après avoir augmenté de 7 % en 2010, les ventes mondiales de bouchons de liège ont progressé de 12 % en valeur au premier trimestre. Amorim se flatte d'avoir fait encore mieux avec une hausse de 20 % de son chiffre d'affaires.

Les deux rivaux profitent de l'amélioration du marché du vin, mais aussi de l'abandon des capsules dans des pays où l'usage s'en était répandu, voire quasi généralisé comme l'Australie. Le retour du liège, entamé en 2009, s'y est amplifié en 2010. Les capsules ont amorcé un déclin sous la pression de clients comme la chaîne de distribution britannique Sainsbury, qui commercialise de gros volumes de vins australiens. Les riches Chinois, qui ont abordé la consommation de vin par le très haut de gamme de bordeaux, regardent les capsules avec méfiance. Pour Antonio Amorim, patron du groupe, il ne fait pas de doute que lorsque « l'Australie aura réinventé son modèle de vin, elle reviendra au liège ». Amorim voit aussi ses ventes progresser fortement au Chili et surtout aux Etats-Unis, où sa croissance en volume a atteint 22 %.

MARIE-JOSÉE COUGARD
17/06